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LA BIBLIOTHÈQUE

Dans une autre vie, Nora est aussi autrice, à la fois sociologue et romancière. Elle publie sous son nom civil, Julie Madon. Elle a déjà écrit deux ouvrages : un essai en 2024, et son premier roman, en 2026.

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Ce qu'il reste de la Grineraie - Eyrolles Romans, 2026

27 juillet. Ambre, dix-sept ans, contemple les champs de vignes depuis la banquette arrière. Quand les roues crissent sur le gravier, accourent le grand-père, les oncles et tantes, les cousins. Derrière eux, la Grineraie, inébranlable — la maison d'enfance chérie, théâtre des vacances éternelles. Commence un long été, un été de torpeur joyeuse et de repas interminables. Un été comme les autres ? C'est sans compter sur la découverte, dans un recoin méconnu du grenier, d'un étrange objet. D'où vient-il ? Qui en est le propriétaire ?

 

23 juillet. J'ai seize ans et cet été, je travaille aux vignes pour monsieur Fermant. J'aide aussi le paternel à retaper notre chez-nous. Bientôt une chambre pour les deux cadettes ! Cet été s'annonce sans saveur. Je compte déjà les semaines avant la rentrée. Mais l'arrivée des vacanciers, dans la maison voisine, va occuper mes soirs et agiter mes jours. Qui sont-ils ? À quoi ressemble leur vie, si loin, si près ?

 

Ambre et lui. Deux étés. Deux vies parallèles, qui vont bientôt se heurter l'une à l'autre, dans un coup de tonnerre, un renversement, un tremblement de terre. Deux vies pour raconter ce qu'habiter veut dire, ce que les maisons taisent entre leurs quatre murs.

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Faire durer les objets - Presses de Sciences Po, 2024

Durant près de cinq ans, la sociologue Julie Madon s'est intéressée à une caractéristique particulière des objets : leur durée de vie.​ Munie de son magnétophone, de sa grille d'entretien et de son appareil photo, Julie Madon s'est immiscée dans l'univers quotidien d’une catégorie particulière d’homo domesticus : les « longéviteurs ». Soit ceux qui, par conviction écologique, culture familiale, goût de la brocante ou tout simplement contrainte budgétaire, s’efforcent de faire durer les objets, ravivent des pratiques oubliées d’entretien et de réparation, se convertissent aux achats de seconde main et à la revente.

L’enquête retrace leurs profils très variés et inventorie les événements de la vie qui les ont rendus sensibles à la préservation des objets. Elle montre que, loin d’être linéaires, les pratiques de longévité fluctuent selon les priorités du moment et surtout selon les obstacles qui se dressent comme le manque d’accès à des dispositifs appropriés, la délégitimation par l’entourage, la résistance technique des objets, l’obsolescence programmée par les fabricants.

Un récit singulier, vivant, parfois drôle, où les enquêtés se livrent en toute candeur sur les rapports qu’ils entretiennent avec leurs biens domestiques, relatent leurs petites victoires face aux injonctions marchandes et témoignent des efforts qu’exige l’art de déconsommer dans un monde qui continue à promouvoir l’abondance tout en se défaussant de la responsabilité environnementale sur les individus.

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